À l’ère où les publications inondent nos médias à coups de réels et de lives, je resterai bref : j’écrirai. Je sortirai la plume, occasionnellement. L’écriture restera mon média. Celui-ci, bien que raccourci, restera à vie.

Je n’ai pas écrit depuis plusieurs mois. Bizarrement, vous m’avez manqué.
J’écris aujourd’hui sur un sujet qui m’agace depuis un moment : la valorisation de la distance.

Je crois, en toute transparence, qu’il faut rapidement commencer à faire attention.
La société vénère le « plus » parce qu’il est facilement mesurable. À coups de likes et de kudos, la sortie de 25 kilomètres du matin a attiré plus de vues, plus de réactions, plus de respect social que le petit 6 kilomètres de la semaine dernière.

Mais pourquoi plus de kilomètres rimerait-il systématiquement avec plus d’amour ? C’est valorisant d’ajouter le mot « Ultra » à une distance. Le triathlon n’a cessé d’allonger ses formats au fil des années, et que dire de la course en sentiers…

J’aimerais qu’on apprenne à valoriser l’équilibre. Mais comment le mesurer, lui ? Comment l’exprimer sur les médias sociaux ? Pas simple ! Pas facile de montrer la satisfaction profonde qu’un 5 kilomètres au « pace du bonheur » peut nous procurer.

Vouloir partager ce qui nous rend fiers et heureux sur les médias, c’est normal. C’est même une motivation légitime. Mais cette motivation ne doit pas venir seule.

Un défi, c’est important. Se donner un objectif, c’est prendre un moment pour s’arrêter, mettre un X sur le calendrier, et se donner les moyens de rester motivé.
Que ce X soit un 5 kilomètres couru pour la première fois, un nouveau record sur 10 kilomètres, ou un marathon… la seule chose qui compte vraiment, c’est le processus pour s’y rendre.

Et ce processus doit être équilibré. C’est aussi simple que ça. Mais attention : dans la définition d’équilibre, il y a aussi la surcharge, l’inconfort, et la douleur de l’effort. C’est avec cette recette que se construit chaque X. Alors, lors de ton prochain choix de X, prends le temps de te poser une question simple :Pourquoi ?

Je ne dis pas de ne plus faire de défis longue distance. S’ils font partie d’un équilibre, d’une décision consciante avec quelques motvations différentes, alors l’objectif est atteint et le procesus sera mémorable !

J’ai un respect immense pour la personne qui s’entraîne pour un 5 kilomètres ou une courte distance. La faire, oui, bien sûr. Mais la faire mieux, la faire plus vite, la faire différemment. La faire en harmonie avec un mode de vie équilibré, en pleine conscience.

Faire moins, faire mieux.
Parce qu’il n’existe pas encore d’échelle pour mesurer l’équilibre, je vous souhaite d’être en paix avec votre prochain défi.

Bonne réflexion et bon entraînement!

Francis Bachand
Niveau 4 – DAE Institut National du sport
Fondateur Sports Capitale